Le dernier amour de baba dounia

Alina Bronsky

Actes Sud

  • Conseillé par (Libraire)
    24 juillet 2020

    La famille dans le cœur

    Baba Dounia, une vieille veuve, est retournée vivre dans son ancienne maison à Tchernovo dans la zone radioactive. Elle cohabite avec quelques voisins qui forment une petite famille recomposée de marginaux coupés du monde. Sa fille Irina travaille en Allemagne et garde contact au travers des colis qu'elle lui envoie. Baba Dounia n'a jamais vu sa petite fille, Laura, à qui elle réserve pourtant une place immense dans son cœur et à qui elle écrit des lettres pour raconter son quotidien. La vie suit son cours paisible et sans vague jusqu'à ce jour de basculement : au village arrive un inconnu amenant avec lui une innocente fillette. Que viennent-ils faire au milieu des champs irradiés ? Un court roman plein de tendresse qui nous emmène à la rencontre d'une communauté extrêmement attachante.


  • Conseillé par
    3 juin 2019

    A plus de quatre-vingt ans, Baba Dounia est considérée comme une sorte d’héroïne dans sa région. Il faut dire que depuis la catastrophe nucléaire, elle est revenue s’installer dans son village de Tchernovo tout proche de Tchernobyl. D’autres lui ont pris le pas et ils sont désormais une poignée à vivre en quasi autarcie.

    Femme de caractère téméraire et un brin têtue, Baba Dounia aspire à vivre tranquillement. Dans cette zone de la mort où toute normalité a disparu, son sens de l’humour est souvent incisif. Loin d’être irresponsable et attachée à ses racines, elle est irrésistiblement attachante tout comme ses voisins. Tous sont conscients des risques qu’ils encourent, tous se débrouillent malgré la vieillesse et les petites chamailleries. Alina Bronsky n’occulte en rien les conséquences de Tchernobyl, elles apparaissent par petites touches sous le regard acéré mais empli de sagesse de Baba Dounia. On éprouve de tendresse et de l'admiration envers cette femme qui malgré la réalité abîmée garde de l'amour.

    Avec des personnages hauts en couleurs veillant les uns les autres mais aussi sur leur environnement, ce roman offre une belle pudeur et un ton légèrement décalé pour parler de l'absurdité humaine.
    Alina Bronsky a trouvé l'équilibre subtil entre humour, fantaisie et légèreté apparente.