Wild

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Cheryl Strayed

10-18

  • 26 juin 2016

    randonnée

    Je n’aime pas la marche, le n’aime pas la rando, ce livre avait tout pour me faire fuir. Et pourtant, j’ai adoré cette lecture.

    Oui, ça parle d’une randonnée de l’extrême : un chemin qui relie le Mexique au Canada ; le personnage principal n’est absolument pas préparé ; la météo est de la partie car cette année-là (1995) l’hiver a été rude et en juin toute la neige n’a pas fondue.

    Cheryl est une femme de 26 ans qui se cherche : sa mère est morte d’un cancer foudroyant peu de temps avant ; son père était un homme violent que sa mère a quitté brutalement ; la famille a longtemps vécu dans la pauvreté ; elle s’est mariée jeune mais a divorcée rapidement ; a fait l’expérience récréative de l’héroïne.

    Au fil de son parcours, elle nous narre des bribes de sa vie, ses réflexions sur celle-ci. Peu à peu, au fil des pas, elle fait le point sur sa vie, exprime ses émotions.

    J’ai aimé son rapport au « chemin » auquel elle s’est attachée. Les autres randonneurs rencontrés sont devenus des amis, mais elle préfère randonner seule.

    J’ai aimé qu’elle baptise son sac à dos Monster. Faisant confiance aux vendeurs spécialisés, n’y connaissant rien elle même, elle s’est chargée d’un sac plus lourd qu’elle qui bien sûr lui brise le dos et érafle les os de son bassin.

    Si les blessures sont nombreuses, le manque d’argent est aussi un soucis pour elle.

    Seul regret : à l’époque où elle faisait sa randonnée, il n’était pas encore question d’écologie. Ainsi, lors de ses étapes dans des campings, elle se retrouve dans sa petite tente entre de gros 4X4, des BBQ et autres packs de bières. Elle même rêve de boissons gazeuses artificielles et de chips.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des ongles de pieds de Cheryl qu’elle perd un à un, comme ses chaussures de randonnées au cours d’une halte.

    http://alexmotamots.fr/?p=1980


  • par (Libraire)
    19 février 2015

    Marcher pour revivre

    Cheryl Strayed a réellement parcouru, en solitaire et en autonomie, 1700 kilomètres sur le PCT (Pacific Crest Trail) entre la frontière du Mexique et celle du Canada. Pendant cette longue randonnée, elle revoit ce qu'a été sa vie, fait le deuil de sa mère et décide de ce qu'elle sera.
    Récit d'un exploit peu commun, écrit par une femme à la personnalité exotique, qui sait regarder la nature et nous la raconter.
    Outre le plaisir ou le besoin d'être dans la nature, chaque marcheur a en lui une raison qui le pousse à marcher. Elle, c'est de se purger de son passé, de se racheter, de trouver sa voie dans une nouvelle vie.
    Le PCT est un sentier exigeant et difficile, qui demande un vrai courage et de gros efforts. Sans qu'il leur soit réservé, c'est en connaisseurs que les randonneurs apprécieront ce récit.